
Originaire d’une ville rurale du nord du Michigan aux États‑Unis, Andrew Keller s’est installé voilà 10 ans au bord du Tarn. Dans son atelier, il donne au grès et à l’argile la forme de personnages et animaux atypiques, teintés de fantaisie, d’humour et d’ironie. Grimaces, positions absurdes ou disproportions font de ses créations des caricatures uniques et cartoonesques. Ses mains demeurent l’outil principal pour le modelage. Le sculpteur utilise différentes techniques dont celles de la plaque et du colombin. En revanche, les cloches qu’il réalise nécessitent un tour de potier. Pour texturiser ses sculptures, il utilise ce qui lui passe sous la main comme des stylos ou des ustensiles de cuisine. La mise en couleurs se fait par bain d’oxyde de fer liquide puis à l’éponge pour les éclaircir. Un vernis apporte la touche finale.


« Ce que je recherche avant tout, explique‑t‑il, c’est de provoquer une réaction chez les gens. J’ai alors le sentiment d’avoir accompli quelque chose qui en vaut la peine. » L’Américain d’origine a participé à de nombreuses expositions à travers les États‑Unis et la France, de la Normandie au Tarn, en passant par le Tarn‑et‑Garonne. De nombreux particuliers le sollicitent pour des commandes spécifiques, pour la sculpture de leur animal de compagnie par exemple. Si aujourd’hui Andrew Keller s’amuse, c’est que l’homme a derrière lui une carrière incroyable dans la céramique et la marqueterie. Apprenti chez l’artiste Laurie Murray, directeur de production puis sculpteur en chef dans l’atelier de Todd Warner, directeur de production dans l’atelier d’art Northern Lights, il puise aujourd’hui son inspiration dans sa passion pour les grands espaces et le monde animal.


