
« Laisser sa trace sur le patrimoine en travaillant sur d’anciens monuments et faire rentrer le vitrail dans des intérieurs est un plaisir quotidien. » La passion de Marion Cattani pour son art ne laisse aucune place au doute. Attirée par le dessin et la peinture dès son plus jeune âge, l’adolescente choisit de suivre un bac en arts appliqués à Rouen. Un cursus qui conduit l’étudiante dans le Pas-de-Calais, où elle intègre l’École supérieure des Beaux-Arts d’Arras. « Peu à peu, ma passion s’est développée et également précisée. Cela m’a conduite à pousser la porte d’ateliers de verriers pour en découvrir plus. »
En 2011, forte de sept années d’expérience au sein de deux ateliers dans le Tarn et le Gard, la vitrailliste décide de continuer son aventure à proximité d’Albi, à Sieurac. Cette même année, l’artisan y aménage ce qui deviendra son futur cocon de création. « En donnant vie à l’Atelier de Marion, j’ai pu exercer pleinement ma passion et partager mon amour pour le verre en public. »
L’artiste crée en s’inspirant de la nature et de ses divers voyages. « Mes expériences et ce qui m’entoure influencent mon approche mais les volontés des clients passent avant tout. Les contraintes comme l’exposition, les éléments de décor et la puissance de la lumière font également partie du jeu. » Pointilleuse et rigoureuse, Marion Cattani déroule un schéma clair et précis : « Après avoir rencontré le client et analysé son intérieur, je réalise une maquette au 1/10e. Si cela convient, je fais un devis et crée par la suite une nouvelle maquette à taille réelle. J’invite le client à mon atelier s’il le souhaite pour sélectionner la couleur et le type de verre qu’il aimerait que je découpe en pièce. Je passe ensuite à la mise en plomb et je soude les intersections pour rendre le travail solide. Enfin, j’installe le vitrail chez le client. Mes œuvres peuvent prendre toutes les formes : vitrage, lampe, sculpture, verrière… » L’emploi du temps de la vitrailliste est également composé de rénovations sur des lieux privés et publics. Maison, chambre d’hôtes, château ou encore église, la Sieuracoise ne se fixe aucune limite.
Par ailleurs, l’artisan souhaite approfondir le côté création personnelle en s’accordant un temps de recherche. « J’espère que ce choix pourra attirer le regard de galeries et d’architectes dans le futur. »




Cadre lumineux en bois avec un vitrail réalisé en grisaille et émail, peintures sur verre cuites entre 570 et 660 °C.





