
Quartier Matabiau, Toulouse. Un T3 haut perché au 10e étage d’un immeuble des années 1960 jouit d’une vue splendide sur les monuments emblématiques de la Ville rose. La basilique Saint-Sernin, le couvent des Jacobins et le dôme de La Grave se dessinent au loin derrière les deux baies vitrées de la pièce à vivre de l’appartement. Ce dernier, d’une surface de 54 m², est resté dans son jus depuis sa construction. En 2019, le nouveau propriétaire souhaite en faire un T2 moderne, spacieux et moins cloisonné. Pour ce faire, il donne carte blanche à l’agence Marc Architecture. Diplômé de l’école d’architecture de Toulouse en 2011, Marc Anguill a fait ses armes dans diverses agences locales et notamment comme chef de projets pour l’architecte Patrice Cagnasso avant de se mettre à son compte. Le professionnel s’appuie sur le bâti existant pour concevoir des rénovations et des constructions mettant en avant la lumière et les matériaux bruts.

Pour ce projet, l’architecte s’inspire des codes du loft. L’objectif est de décloisonner au maximum pour obtenir des espaces traversants. « Dans les années 1960, la structure de ce type d’immeuble reposait sur des poteaux en béton, indique-t-il. L’absence de murs porteurs nous a permis de supprimer toutes les cloisons pour remanier les volumes à notre guise. L’emplacement des poteaux et des gaines d’arrivée et d’évacuation d’eau était la seule contrainte. Nous avons donc inséré entre les poteaux un bloc central regroupant toutes les fonctions techniques du logements. Ainsi, l’espace autour est librement aménageable. »



L’architecte imagine en pin massif le bloc regroupant cuisine, salle de bains, buanderie, rangements et dressing. Les poteaux en béton sont quant à eux dénudés de leur plâtre pour seulement laisser la matière brute apparente. Tout le reste de l’appartement est épuré. Blanc mat au plafond, blanc satiné aux murs et ragréage peint pour le sol. Les fenêtres en simple vitrage sont remplacées par des menuiseries en aluminium s’accordant avec le fil conducteur immaculé. Le plafond, laissé lisse et sans raccord électrique, n’échappe pas à la règle. « L’éclairage a été travaillé par des lampes connectées à des prises de courant commandées. Cela permet de personnaliser l’apport de lumière et de ne pas encombrer le plafond. »


Seulement six mois de travaux transforment l’intérieur des années 1960 en loft minimaliste adapté aux modes de vie contemporains. La vue sur Toulouse et ses monuments est valorisée depuis chaque pièce, offrant un sentiment de bien-être et de plénitude à son occupant à n’importe quel moment de la journée.
