
À 17 ans, joueur de football en semi-pro, l’avenir du Toulousain Hugo Soual semblait tout tracé, lorsqu’une grave blessure met un terme à sa carrière sportive. Le jeune homme s’engage alors dans une voie bien différente de l’univers du ballon rond. Cet enfant de la street culture, des arts graphiques et du graffiti se tourne vers les arts appliqués, l’architecture d’intérieur et le design d’espace. Au Studio des Arts Décoratifs à Paris, il poursuit sa formation. Major de promo, il décroche sans mal un stage dans l’agence de Bernard Catugier à Toulouse, qu’il quitte, déterminé à s’installer à son compte. Son agence S8 au carré voit ainsi le jour en 2013. Depuis, l’homme trace une route singulière avec pour signature le street-art. « Très peu d’architectes d’intérieur travaillent le street-art et le marient avec l’haussmannien, explique-t-il. J’écoute et je m’adapte au client. Je passe beaucoup de temps avec lui pour analyser les tendances, voir ce qu’il désire, pour l’amener sur des terrains qu’il ne connait pas. » Sans site internet, celui qui se revendique de la pop, de Memphis et du style Art déco laisse ses clients, les artisans et la presse parler de lui, « le feeling fait le reste ».



Côté street-art, Hugo Soual travaille avec des artistes qu’il connaît très bien. Il intègre à ses projets des œuvres conçues spécialement pour eux, à la demande. L’œuvre vient parfois souligner un message, ou surligner une ambiance, c’est la touche créative que l’on n’attend pas. Cet appartement de 290 m2 situé au Jardin des plantes, avec vue sur le Grand rond, quartier ultra chic de la Ville rose, était dans un très bon état général. Le lieu ne nécessitait pas de rénovation. La mission pour Hugo Soual était simplement de créer une nouvelle scénographie, de permettre aux récents propriétaires de s’approprier leur nouveau logement. L’analyse de l’environnement immédiat a fait ressortir les thèmes du végétal (le Jardin des Plantes, le Busca…) et de la science (la chimie notamment avec Paul Sabatier). L’architecte d’intérieur les décline ensuite. Chaises, coussins, tapis, portemanteau, meuble bas composent des camaïeux de verts.
Les structures métalliques des suspension et mobilier évoquent la structure d’un atome. Côté street-art, l’appartement expose Did Dontzoff, Phéno et Starky avec des œuvres exclusives, conçues spécialement pour lui. Démarré début 2020, le projet a été livré un an plus tard. Salon de réception, couloir, hall d’entrée, cuisine, salle à manger et salon plus intime sont passés sous le filtre d’Hugo Soual, ainsi que l’agencement dans les appartements privés. Les clients ont travaillé main dans la main avec l’architecte d’intérieur et se plaisent à dire qu’ils ont à la fois été accompagnés dans leurs propres envies, à la fois été étonnés par les propositions singulières d’Hugo Soual et par le résultat final. Très loin de l’austérité des appartements haussmanniens, ce projet résonne de modernité. Son style bad boy chic séduit une clientèle lasse du déjà-vu.
Très loin de l’austérité des appartements haussmanniens, ce projet résonne de modernité.
Un style bad boy chic.





Électricité Élec Tom (Toulouse). Appareillages Élec Tom (Toulouse) et Flat Design (Toulouse). Peinture MJV Déco (Noé). Cuisine Dotti Design (Toulouse). Miroirs La Miroiterie by RS (Toulouse). Mobilier Flat Design (Toulouse).
